40 ans d'Aïkido !!
40 ans d'Aikido !!
Initialement fasciné par le Kung Fu et le célèbre Bruce Lee d’Opération dragon, j’ai finalement commencé l’Aïkido en novembre 1986 dans un club du Sundgau à Roppe (90380) dirigé par Patrick Fischer un enseignant de la FFAAA.

A l’époque totalement novice et tributaire d’un covoiturage, je ne pouvais pratiquer qu’une fois par semaine et même parfois seulement tous les quinze jours. Je pénétrais dans un monde étrange : un dojo d’Aïkido. Confronté à ses codes, ses règles, ses noms bizarres et des techniques les rituels obscures comme saluer une photo accrochée au mur. Tout me semblait friser l’endoctrinement. De surcroit la coordination si spécifiques et les déplacements en pas glissés devinrent des singularités indépassables et je du faire le constat amer que le cinéma n’est pas la réalité et que la voie de l’apprentissage du corps n’ai pas chose simple. A la fin de la saison mon niveau avait ridiculement stagné et j’apprenais donc sans le savoir ma première et essentielle leçon d’arts martiaux : le mur de la réalité. Dans la salle d’entraînement, deux affiches de stages ornaient un mur. Des stages ? Je découvris le concept : une immersion intensive ! Les choses étaient claires : soit arrêtés ma pratique plus qu'erratique et inefficace, soit recourir à un traitement radical par un stage. Curieux et aventurier de nature, je m’inscris donc au stage d’été de 15 jours de la Roque d’Anthéron bien loin de mon Alsace natale. Je découvris Paul MULLER !


Pour moi ce fut une révélation. Malgré des conditions spartiates (sous tente) et la chaleur écrasante (40 °) j’étais ravi :
12 personnes, un très haut gradé, le Suwari Waza du matin, 3 cours par jour.
C'est ce qu’il me fallait et c'est cela que j’étais venu chercher : 15 jours pour vivre avec intensité les arts martiaux !
Ce fut une expérience faite de convivialité et de partage mais aussi d'engagement physique et émotionnel car à l’époque l’Aïkido était plus que rude : élitiste. L’intensité était de mise voire la règle ; les nikkyo, les sankyo, les shionage, les iriminage ne ménageaient ni les articulations et ni les tendons et nous mettaient dans une nécessaire concentration pour que le corps soit un tant soit peu préservé mais cela faisait écho à mon côté bagarreur et ombrageux. Mes progrès à l’issu de ce stage furent spectaculaires et en septembre, je m’inscrivis dans un dojo de Mulhouse dirigé par Pierre Roussel-Galle sous les conseils de Paul Muller pour prolonger ma pratique (lui-même étant sur Strasbourg) mais que je suivais tout de même par ses stages de week-end notamment en Alsace et Suisse.

Pierre Roussel Galle est décédé en novembre 2024 et je tiens à rendre hommage à cet homme bon et sincère qui m’a fait progresser.
La vie est un passage plus complexe que l’Aïkido et tous nous essayons d’y trouver notre place.
Je me souviens de nos discussions sur le jeu d’échecs (une passion de 11 ans que j’avais arrêtée et remplacée par l’Aïkido).
« Tout ne peux pas toujours être compris sur le moment. »
Que votre âme trouve la paix et l’amour.
C’est avec ce deuxième professeur que je passais mes premiers grades jusqu’au 3ème kyu. Avec le recul, c’est étrange mais bien réel la possible programmation de l’esprit puisque je m’étais imaginé (en ouvrant la porte des arts martiaux) qu’une ceinture 1er dan (le Graal) nécessiterait et valait 10 années de pratique (assidue). Ce fut effectivement mon cas. Certains sont des météores, d’autre des comètes mais dans la vie et parmi toute les plantes, il y a les bambous et les chênes ma préférence et mon inclinaison allant aux séquoias…
Happé par le Service National Militaire et pour servir la France, je quittais son enseignement en 1990 pour m’inscrire dans le dojo de Paul Muller (Strasbourg Université Club) ville de mon casernement. Mais je ne restais pas longtemps dans cette belle cité alsacienne puisque j’obtins un poste dans la fonction public et une première affectation en banlieue parisienne.
Nantis de mon 2ème kyu, je ne désespérais pas de continuer brillamment l’Aïkido mais mon parcours s’avéra finalement complexe et chaotique. En février 1992, je m’inscrivis donc dans le club D’Arnaud WALTZ à Aubervilliers.

Le 16 mai 1993, je tentais de recevoir le grade de 1er dan mais ce fût un échec (et oui, puisque que je n’avais pas encore mes 10 ans de pratique !).
Pour m’entraîner dans le dojo d’Aubervilliers, j’avais plus de deux heures et demie de transport (aller-retour) mais plus encore je ne trouvais pas mes marques, ni les bases que j’avais essayé de construire et de comprendre.
Aujourd’hui, je réalise avec plus de clarté et d'acuité que les bases sont spécifiques à chaque enseignant et la compréhension profonde de celles-ci est lente à intégrer (plusieurs années).
A l’issue de l’année 93, j’avais eu 4 professeurs, 4 formes de corps, 4 compréhensions de l’Aïkido différentes et 4 enseignements spécifiques.
A l’époque c’était trop complexe pour moi. Maintenant bien sûre, c’est devenu une richesse et cela me donne vaste éclairage mais dans un premier temps, je ne conseillerais pas cet itinéraire !
Je pris pourtant une décision très délicate mais radicale : celle de changer de fédération et de suivre la filiation maître Nobuyoshi Tamura Sensei.

Je m’inscrivis donc pour la saison 1994-95 dans le club des Amandiers (PARIS) dirigé par Jacques BARDET qui proposait un enseignement rigoureux et méthodique. Peut-être même parfois un peu austère mais authentique dans l’exigence.

Ce fût un nouvel et long apprentissage.
A l’époque, il y avait deux dojos d’entraînement. L’un au Halles (1er arrondissement) qui était plus accessible pour moi et l’autre dans le 19e arrondissement. L'ambiance du club était très positive et studieuse. C’est chez Jacques Bardet que je fis la connaissance d’un pratiquant très dynamique, investi et doué qui des années plus tard fonda son Ryu pour se consacrer avec passion et enthousiasme aux arts martiaux et l’Aïkido : Léo TAMAKI.
En parallèle à mes entraînements hebdomadaires, j’effectuais autant que possible les stages de week-end toujours curieux des maîtres Japonais que je pouvais découvrir sur les tatamis. Ainsi :
Hirokazu Kobayashi (1929-1998) dont les taisos et son kotegaeshi m’interpelèrent à Mulhouse alors que j’étais tout jeune débutant. Son enseignement à été repris et proposé en France par André Cognard.
Shoji Nishio Sensei (1927-2005) qui me subjugua par son rayonnement mais surtout l’application des mêmes techniques à mains nues puis au jo et au ken. Son style de Iaido To-ho très épuré et « zen » m’apparu beau et extraordinaire. Néanmoins, il proposa une remise en question complète des techniques et des pas que très peu de pratiquants (et même de professeurs) suivirent mais avec une cohérence martiale issue de sa connaissance du karaté et du sabre. C’est Paul MULLER qui invita Shoji Nishio Sensei dans les année 1990 en France et je le découvris à l’occasion d’un stage à Strasbourg (23/10/1994).

Nishio Sensei au stage de Strasbourg (23/10/1994).
Shomen uchi shiho nage, avec une entrée caractéristique (en demi pas) du pied controlatéral (ici à droite) qui permet les atémis tout en restant protéger de ceux de uke pour poursuivre le shiho nage.
Kazuo Chiba (1940-2015) qui proposait une pratique très intense et engageante. C’est d’ailleurs au cours d’un stage avec ce maître que je rencontrais ma femme, elle-même pratiquante à Méjannes-le-Clap (30430) le 15/08/1998.
Masamichi Noro (1935-2013) que je suivi par curiosité sur sa pratique du kinomichi Kinomichi
Seiichi SUGANO (1939-2010) qui pratiquait de manière magistrale malgré une jambe de bois mais sans que cela soit visible. Je participais à l’organisation de sa venue à Paris le 21/04/2007 (il avait un faible pour le beurre de cacahuète ! ).
Bien sûre, Nobuyoshi Tamura (1933-2010) si spectaculaire dans sa façon d’entrée dans l’attaque et de prendre le centre.
Le 8 juin 1997, je passais et réussissait enfin mon premier dan.
Je me souviens des préparations spécifiques de Jacques BARDET, les jeudi après-midi et qui commençaient par 30 à 40 mn de chutes (soit environ 500 ukemis). Sa rigueur, sa précision et son travail sur la posture donnaient une exigence positive et propice à de bonnes bases. J’ai beaucoup apprécié cela et je lui suis reconnaissant. Jacques BARDET est une personne qui ne se mettait pas en avant et travaillait pour promouvoir l’Aïkido.
Je regrette qu’il se soit retiré des tatamis. Comme lui et au cours de mes pérégrinations dans les dojos, les stages et les tatamis, j’ai rencontré nombre de pratiquants et de professeurs passionnés, très investis et créatifs :
Nebi VURAL, Christian GAYETTI, Jacques BONNEMAISON, Mickael MARTIN, VDB, Dominique PIERRE, Jaff RADJI, Malcolm Tiki Shewan, Malcom TIKI SHEWAN, André COGNARD, Jean-Daniel CAUHEPE, Roberto ARNULFO et bien d’autre. J’ai été impressionné et intéressé par leurs capacités techniques et leur originalité.
Mais, avec consternation, j'ai constaté parfois leur éviction.
Oui, c'est vrais, ils avaient de fortes personnalités et convictions qui déplaisaient ou contredisaient les « institutions ».
Je trouve pourtant que l'Aïkido a perdu de sa richesse par leurs absences et les propositions qu'ils donnaient. C'est une sorte d'effacement du savoir et de l'expérience, j’ai ressenti un vide similaire notamment lors des décès des maîtres Noro, Nishio et Tamura.
Tel le magnifique mandala des Bouddhiste qui une fois achevé après d’innombrables heures de travail et de patience est dispersé d'un souffle.

Je regrette que l’organisation de l’Aïkido n’ai pu proposer ou encourager une place à cette diversité que je citais et qui d’après moi a fait progresser la connaissance et l’intérêt du public pour notre discipline.
Il est vrai que dès le début de l’émancipation de l’Aïkido une scission s’est créée par l’émergence de deux fédérations et il faut le dire franchement elles se sont combattues jusque dans les passages de grades pour pondérer le nombre de dans.
Je suis navré de l’évolution très surprenante de l’Aïkido qui pourtant repose sur l’accueil, l’inclusion et la voie de l’harmonie.
Désolante et étonnante pratique mais peut-être est-ce là, l’âme humaine dans son paradoxe : celui de s’ignorer elle-même ?
L’année suivante, donc en 1998, ma situation professionnelle (activité libérale dans la santé) et familiale évoluant (notamment avec des enfants) et finalement en 1999, je rejoignis finalement Athlétique Club de Boulogne-Billancourt (ACBB) dans les Hauts-de-Seine et la section Multisports avec un dojo d’Aïkido dirigé par Jean GACHE.

Dans se dojo que nous partagions avec la branche émérite (et très compétitrice) de judo nous faisions régulièrement des interclubs passionnants non seulement avec celui-ci (judo) mais aussi le Kendo et le karaté. C’était très formateur de percevoir les principes martiaux qui sous tendaient chaque disciplines et leurs similitudes biomécaniques, posturales et techniques mais aussi leur différence et parfois leur limites. Au sujet, du judo j’ai eu l’occasion de pratiquer un stage avec une personnalité remarquable et dont l’histoire pourrait donner lieu à un film : Pascal Krieger. Un extraordinaire judoka et pratiquant de jodo (Shintô Musô-ryû).
J’ai été captivé par son envie et la qualité de son partage. C'est un judo « ancien » qu’il m’a fait découvrir avec le grappling, le sens du déséquilibre, le travail au sol, les étranglements et même des techniques avec la ceinture. Concernant le jodo, je n’ai pas gardé d’enchaînement précis en tête mais j’ai pris conscience des diverses et multiples écoles de cette discipline qui est un très bel et attirant univers martial en soi et j'ai goûté à la complexité du duel sabre contre jo !
En juin 2005, j’obtins mon 2eme dan et passais mon BEES pendant l’été 2006.
Puis le 15/06/2008 le 3ème dan et encouragé par ma femme, je créée le 9 septembre 2008 la 1ere section enfant de l’ACBB.

Deux élèves au début, la section progresse avec 5 puis 10, 15 jusqu’à plus de 20 élèves au fur et à mesure des années.
Les enfants sont un public exigeant et sans complaisance. J’ai adoré leur contact et leur simplicité. Obtenir finement leur concentration était déjà une victoire et les voir réaliser les techniques en gardant leur fluidité et leur placement une énorme satisfaction.
Brahim SI GUESMI est pour moi un maître et est devenu par la suite un exemple dans l'enseignement et le contact avec les enfants. Mais peut-être qu'une partie de son secret est qu'il a gardé son âme d'enfant... Qui sait ?
Pour l’olympiade 2008-2012, j’intègre la commission médicale de la ligue Ile de France à cette période j'ai notamment réalisé une brochure pour préserver les genoux dans l'Aïkido. Le comité de la ligue fut une expérience humaine, administrative et relationnelle très riche qui m’a permise de comprendre la difficile complexité de toute organisation humaine et collective du fait de demandes, besoins et visions parfois divergentes mais qui gardaient tout de même un but commun : l’Aïkido et sa promotion.
Malheureusement, le 12 mai 2009, Jean GACHE décéda mais avant cela, sa maladie l’empêcha d’assurer régulièrement les cours pendant deux saisons. C’est pourquoi, je décidais de m’inscrire dans le dojo dynamique d’Asnières celui de Jean-Marc CHAMOT qui m’accueilli avec bienveillance.

Jean GACHE n’avait pas clairement établi de succession et le club comptaient un 2eme dan, deux 3eme dan (dont moi) et un 4eme dan mais j’étais le plus ancien pratiquant et ne fut pas d’accord avec la succession car ma proposition était de confier l'enseignement de notre club à un haut gradé (hors club) seul capable (selon moi) de reprendre la direction de la section Aïkido. Cette proposition fut considérée comme inadmissible voir comme une sédition vis-à-vis du 4eme dan, successeur officieux. Ne trouvant plus ma place dans le club, je décidais de m’entraîner ailleurs en gardant la section enfant que j’avais développée mais qui fut contestée plus tard et je fus prié de quitter l'A.C.B.B. après un gros désaccord avec un des enseignants « officiels ».
Peut-être a-t-il pris un peu de hauteur par rapport à tout cela puisqu’il est, à ce jour, décédé.
Cela nous permet de relativiser bien des choses auxquelles nous nous accrochons tandis que l’Aïkido nous invite à la souplesse et le relâchement.
Je n’oublie pas que nous ne sommes QUE de passage.
C’est aussi pour cela que je fais cet article pour remercier et honorer ces enseignants, ces personnes qui m’ont fait progresser sur de nombreux plans.
En 2010, je rejoignis donc le Boulogne Aïkido Club (B.A.C) de Brahim SI GUESMI et son père dont les paroles tombaient très souvent aussi justes qu’inattendues tant elles étaient à propos.
"L'Aïkido c'est la liberté" Ahmed Si Guesmi Boulogne Aïkido Club.
Encore une fois, je fus extrêmement bien accueilli dans cet autre club de Boulogne-Billancourt à la fois par Brahim SIGUESMI et son père Ahmed tous deux très investis dans l’Aïkido (et ses valeurs).
Pour moi, Brahim a une approche particulière de l’enseignement de l'Aïkido reflet de sa compréhension quasi instinctive et féline dans la fluidité et le placement qu’il a d’ailleurs parfaitement explicité bien des années plus tard au stage de Cahors (Pâques 2026) : le contact, le vide, Ame no Tori Fume.
J’étais aussi très admiratif de sa pédagogie et son aura auprès des enfants même très jeunes, enseignant l’Aïkido de manière préhensible même pour les esprits juvéniles plus enclins aux jeux qu’à la pratique et la discipline. Il captait pourtant leur attention et parvenait à leur faire réaliser de belles techniques y compris aux armes.
Un grand merci Brahim de m’avoir permis de continuer d’enseigner aux enfants dans ton club !!
Dans son dojo, j’ai redécouvert (après des rencontres sur des stages) un ovni discret (mais redoutable) en la personne de Philippe Cocconi.
Il forme avec Brahim un duo irremplaçable : complémentaire, complice et unis par une sincère amitié. Ils ont la même passion et investissement : chercher, transmettre et surtout faire progresser leurs élèves.

Je décide en complément de le suivre dans son club pour me familiariser au Jiui KEMPO sa proposition martiale de mise en situation de l’Aïkido.
J’ai beaucoup apprécié son côté direct et sans complaisance avec un souci de la justesse dans l’intention, le geste et l’engagement;
Comme Brahim c’est un chercheur
Le 15 juin 2013, sous la supervision et la préparation de Brahim je passe avec succès le 4ème dan : l’ultime épreuve et figure imposée devant un jury. Pour moi, je clos ainsi un dernier chapitre d’une longue histoire avec les grades.
Ma vie prend alors une autre orientation puisque nous déménageons ma femme et moi dans le sud pour s’installer à Marseille. L’autre grande ville de France !
C’est un énorme (et voulu) changement.
Je quitte avec regret les cercles d’Aïkido parisiens où j’avais tissé des liens très importants et positifs.
C’est donc dans le sud je que rencontre décide de m’entrainer à Aix en Provence malgré une logistique compliquée chez Luc BOUCHAREU qui m’accueille avec sympathie et curiosité. Lui aussi est un pratiquant positif et intéressé par la découverte. Son club accueille beaucoup de professeurs des alentours qui décident de s’entraîner. Nous pratiquons notamment les fondamentaux que sont les ukemis, le suwari waza et les armes dans un esprit sincère et authentique.

Pendant deux saisons, Luc BOUCHAREU sera mon ultime et dixième enseignant puisque nous décidons ma femme et moi, en 2016, la création d’un club à Marseille : CAP club d’Aïkido Phocéen.
A mon étonnement, il ne fut pas simple d’obtenir des espaces pour la pratique.
Autre étonnement en région provençale et malgré le fait que maitre Tamura soit arrivé à Marseille en 1964 et resté dans la Provence, les dojos se sont éparpillés et la pratique s’est étiolée voire est devenue très disparate (selon moi).
En 2020, le covid met un sérieux coup de frein à notre club naissant.
En 2024 je mets en place un partenariat avec Ecole centrale Méditerranée de Marseille pour l’utilisation de leur dojo.
Une gageure proposer à des étudiants une option (validante) de douze fois deux heures par semaines. Des étudiants qui pour la plupart ne connaissaient pas les arts martiaux et encore moins l'Aïkido.
Je dois dire que le cru 2026 m’a vraiment épaté.
En 2026, j’atteins donc l’année de mes 40 ans de pratique.
Une double et importante question se pose à moi :
Finalement, toutes ces années qu’ont-elles dessinées dans ma vie et que faire pour célébrer ou au minimum reconnaître ce temps et cette énergie que j’y ai consacrée ?
Je trouve plusieurs réponses à ces interrogations :
Tout d’abord, il y a cet article sous forme d’un témoignage succinct.
Une autre réponse m’est apparue évidente : honorer tous ces professeurs que j’ai rencontrés et qui m’ont formés, proposés un chemin et qui ont partagés leur expérience. Un retour aux sources, une boucle à boucler.

Un premier constat : certains sont décédés : Jean GACHE, Pierre-Roussel GALLE. D’autres sont soit introuvable Patrick FISCHER, soit se sont retiré : Jacques BARDET.
C’est clair, il est donc grand temps de les remercier puisque qu’ils ont été des jalons très importants dans mon parcourt.
Alors quoi de mieux que de les rejoindre sur les tatamis ? J’ai donc entamé au cours de cette année 2026 un parcours de stages pour retrouver et surtout remercier ces personnes. Au début du printemps, courant avril, l’occasion était trop belle et symbolique : le week-end Pascal de retrouver les deux inséparables que sont Philippe Cocconi et Brahim Si Guesmi.
Je me rendis donc à Cahors le 3 avril 2026 pour le stage co-animé par deux de mes anciens professeurs bien décidé à les surprendre dans ma démarche et m’a venue. Ce fut un grand plaisir également de retrouver d’anciennes connaissances et pratiquants de Paris.
Actualités du club
Dimanche 10 septembre 2023 : journée sport au stade de la Fourragère 13012 (derrière l'intermarché de Saint-Jean du desert sortie de la L2/507)
